mardi 16 août 2011

La Bourgui 2011

7 Août 2011
125km, 3200m D+
5h33, soit...1h de plus que l'an dernier !!!
Il y a un problème !

Mêmes symptômes depuis la semaine précédant la Marmotte (donc depuis début juillet), à la fois en course et à l'entrainement (plus ou moins suivant les jours) :
Les jambes brûlent pratiquement dès que je pédale, et je suis essoufflé même quand, comme ici dans la première ascension (Naves), je ne suis qu'à seuil-10
Si je ne force pas, au bout d'un moment les sensations sont meilleures, comme dans la dernière ascension (Les Menuires), mais il est largement trop tard compte-tenu du temps perdu dans les 2 premières montées !
D'ailleurs, vu ma tronche, on aurait presque l'impression que les photos du début sont plutôt celles de la fin, et vice-versa !

1ère ascension...dans le dur !

2ème ascension : ça va, en montant peinard !

3è ascension : enfin, on peut essayer de forcer un peu !

Par contre si je force quand même dans la première difficulté en m'obligeant à rester à une fréquence cardiaque "théoriquement adéquate", comme à la Marmotte où l'objectif me contraignait à des temps de passage minimum, je ne m'en remets pas de la journée !!
Seule utilité de ces sensations merdiques : le tour du MontBlanc, où étant donné l'aspect gestion de l'effort bien plus important que dans les autres cyclosportives, c'était finalement un mal pour un bien car cela m'a obligé à partir tranquillement...et du coup j'étais très à l'aise dans le petit Saint Bernard (d'où la sensation persistante que la météo délirante m'a vraiment fait passer à côté de quelque chose ce jour-là !)

A la Bourgui, la météo, pourtant déplorable en début de course, n'est même pas une excuse, car en général je m'en sors bien quand il ne fait pas chaud et elle était sans commune mesure avec celle connue dans le tour du Mont Blanc.

Je n'ai fait que 1000km par mois en Juin et Juillet, donc pas du sur-entrainement
Par contre, les nuits perturbées depuis 3 mois semblent être à l'origine de ces problèmes...ça ne s'est pas connu le premier mois (j'étais bien à la Morzine le 19 Juin) mais à la longue, si, même si je n'en ressens pas les effets dans la vie de tous les jours
Le "problème" est identifié: Papa est fatigué !!!

La suite le 28 Août à la Préalpes...sans pression aucune, du coup !

Nico




samedi 23 juillet 2011

Tour du Mont Blanc, 330km, 8500m D+

Dommage !

Conditions dantesques pour ce TMB

Pluie forte non-stop du km 60 (Argentière) jusqu'au km 245 (sommet du petit StBernard) pour moi, puisque c'est le lieu de mon abandon !!!
Je ne pensais pas renoncer devant une descente, mais vu l'enfer que c'était dans les 2 derniers km de l'ascension, je suis arrivé au col frigorifié et ne sentant plus mes mains.
Je me suis arrêté au ravito pour serrer un thé chaud entre mes doigts pour les dégourdir...10 secondes de trop (ou 10s salvatrices)
Impossible de repartir, je me suis mis à trembler de la tête aux pieds, et j'ose le dire, j'ai alors eu peur de ne pas arriver en bas (30km de descente !!!)...il était 16h (11h de course)
Me réchauffer dans la camionnette du ravito n'a servi à rien, c'était rebelote dès que je mettais le nez à la fenêtre...donc pas loin de l'hypothermie (je tremblais encore en sortant d'une voiture chauffée à 20h30 aux Saisies !!)

Ca me fait rager, car à priori je devais être dans les 10 premiers au sommet du Petit StBernard !

Le 4è finissant en 15h04 et le 5è en 15h20, il était même probable que je termine dans les 5 voire dans les 4, parce qu'après les cols des montets et de la forclaz pénibles en raison d'un mal de jambes apparenté à celui de la Marmotte, j'avais trouvé un rythme dans Champex et le grand StBernard, le petit St Bernard étant même celui que j'ai monté le mieux ! Je ne me voyais franchement pas craquer dans le Cormet de roselend ni les Saisies...

- Nuit d'hôtel aux Saisies avec Vincent...Vincent, oui, qui participera sur mon vélo "Look", et dont l'objectif est de terminer ce tour à vélo, avant de passer au tour du Mont Blanc...à pied

- Départ nocturne à 5h sur route quasi sèche aux Saisies...contraire aux prévisions météo !!
Nous fiant à Internet et aux prévisions françaises, suisses, italienne, à la météo dans les StBernard, etc...Vincent comme moi avions donc un maillot manche longue et un ciré étanche, mais un cuissard court, l'intégrale de rechange étant dans chacun des 2 sacs disposés sur le parcours
Mal aux pattes, déjà !!...sauf que là, je vais gérer. Je laisse partir Leblacher, vainqueur de l'année dernière, et 8 concurrents, dans la côte qui mène à Passy, entre StGervais et Chamonix.

-Pluie à partir de la montée du Col des Montets, toujours mal aux pattes, je laisse partir 5-6 concurrents, qui montent un peu vite pour un début de tour, trouvé-je

-Col de la Forclaz...pluie

-Au bas de la descente, ravito et 1er sac de change (km109): changement de maillot, j'avais prévu de remplacer le ciré par un simple coupe-vent sans manche car les prévisions annonçaient une alternance pluie-pseudo éclaircies, et 6-8°C aux sommets !!!! On garde le ciré, au moins jusqu'au prochain sac !
2 bidons neufs + barres énergétiques, le tout en 8 minutes d'arrêt

-Col de Champex...pluie

-Le grand St Bernard...ses 30km d'ascension, ses 2450md'altitude...et ses 6 derniers km, plus raides,  sur une route parcourue de ruissellements d'eau (donc on monte à contre-courant !!), avec des rafales de face qui nous plantent sur place...montés à 9-11km/h pour ne pas trop forcer et en garder pour la suite...je double quand même 2 concurrents !

Un enfer au sommet, mais encore tenable, ce qui me permets de basculer sans m'arrêter, bien que trempé sous le ciré !

Descente de 30km entre 30 et 40km/h (!!!) tellement la route détrempée, les freins inefficaces et les mains engourdies la rendent dangereuse. Je double 2 concurrents dans un état pire que le mien...en bas, crampe à la machoire à force de trembler ;-))

-Déluge dans la vallée d'Aoste, on a parfois l'impression de rouler dans des rivières !

 -2è sac à 5km du pied du "Piccolo San Bernardo" (km216): Changement maillot (toujours manches longues) et sous-maillot...finalement on garde le ciré, ce sera jusqu'au bout car je n'ai plus de sac (2 maxi) !
Je me sens frais lorsque je repars sec après une petite assiette de pâtes qui change du "sucré" !!
2 bidons neufs + barres énergétiques, le tout en 11 minutes d'arrêt
-Montée du petit StBernard, une légère accalmie à mi-col...puis le redoublement de la pluie. Je n'ai pas encore froid, je monte bien, j'ai doublé qq concurrents à la fois sur le vélo et "dans les stands" (seulement 19min d'arrêt au total pour moi, avec 2 changes !)

Comme quoi le temps d'arrêt est important : l'un des concurrents m'a doublé dans Champex, dans le GdStBernard, et me redouble à 2km du sommet...
Par contre la différence de vitesse est minime car depuis le bas (ascension de 23km) je le voyais à moins d'une minute...21km pour reprendre 1 minute, et il coince dans les 2 derniers km. Je le repasse même !
J'ai 10h43 de vélo au sommet, plus 19min d'arrêts, soit 11h02

Bien possible que je sois dans les 10 !

MAIS !...Le vent glacial me transit sur place dans les 2 derniers km...il fait 2°C+vent de face+pluie+ Nico trempé, il neige 200m au dessus du col !!!

245km sur 330, restent Cormet de roselend et Saisies, le tout jouable en 4h-4h15 compte-tenu des descentes au ralenti, mais...

...Mais la suite, vous la connaissez

Vincent a suivi la même stratégie...et a renoncé au pied du Petit-StBernard, bien refroidi par le 1er Bernard dans la descente duquel il a peut-être même eu des conditions encore pire que les miennes (là on est à des niveaux de "dantesque" que je n'avais pas encore connu à vélo)

Qu'aurait-il fallu pour aller au bout ?

Je n'aime pas m'arrêter aux sommets car on se...refroidit !
Exceptionnellement dans ces conditions, il aurait fallu se changer en haut des cols et non en bas, pour attaquer les descentes dans du sec...pour toutes les descentes, mais nous n'avions droit qu'à 2 sacs, et pas de voiture suiveuse

Ou alors que les prévisions météo soient plus fiables ! Notre habillement était en effet beaucoup calqué sur ces prévisions...Prise de risques inutile ?

Cela nous aurait fait emporter des vestes thermiques et des gants longs dans les sacs de ravitaillement ?
Effectivement, mon attente d'une voiture balai au sommet me voit regarder passer des vélos pendant 2h30...de plus en plus habillés de cuissards d'hiver !
Ceux qui avaient des voitures suiveuses étaient donc diablement "avantagés"
Alors mention très spéciale au vainqueur, un Luxembourgeois, qui à priori n'avait pas de voiture suiveuse et qui gagne 35min devant Eric Leblacher !!!
En 12h05, soit comme...Leblacher l'année dernière sous le beau temps

Et mention tout aussi spéciale à Julie et Ariane, que leur Mari et Père a abandonnées 1 journée et demie pour une aussi piètre prestation !

Nico

mardi 21 juin 2011

Morzine-Vallée d'Aulps 2011

Morzine Vallée d’Aulps, Dimanche 19 Juin 2011
145km – 3400m D+
5h19 (27.2km/h)

Ma nouvelle paternité me laisse le temps de m’entrainer et la possibilité de participer aux cyclosportives, ce qui fait que cette fois-ci, les 2 frères Jandard sont au départ.
En effet, Vincent, qui s’est tout comme moi inscrit au tour du Mont Blanc en Juillet (330km), possède le foncier nécessaire notamment grâce à sa très belle prestation sur les 100km du trail du Ventoux (4è !), mais a besoin de kms à vélo pour se familiariser avec ce type d’effort.
J’ai pour l’occasion restauré le vélo Look qui me sert pour les entrainements hivernaux et qu’il utilisera donc : pneus, patins de frein, transmission remis à neuf.
L’objectif est en réalité un peu le même pour nous deux : accumuler des kms en montagne et en profiter pour se tester.

Prévisions météo : temps sec.
Le départ est donné à 8h, c'est-à-dire quelques minutes après un bon orage qui m’aura convaincu de garder un maillot manches longues ;-)

Le col de Joux-Verte (13km) est abordé dès le départ. Bien que je ne sois pas du tout échauffé, je suis rapidement dans le rythme…et il vaut mieux car les premiers km sont gravis à plus de 20km/h.
La pente s’accentue aux abords du hameau des Lindarets, je flirte avec la zone rouge mais j’arrive, à ma grande surprise, à rester au contact avec le groupe de tête d’une petite vingtaine de coureurs.
Je pensais souffler un peu dans le « replat » après les Lindarets, mais il me sera fatal, tellement le rythme est élevé (30km/h).
Néansmoins, je ne m’écroule pas et franchis le sommet seul avec un débours de 40-45 secondes seulement…et 41 minutes pour cette ascension de 13km !

Je recolle avec la tête un peu après la descente, juste avant le col du Corbier (6km à 9%).
Idem, monter les 3 premiers km à 17km/h me fait mal aux jambes, je dois donc laisser filer, mais ne concède que 25-30s !
Je ne reviens pas dans la descente, mais ai bon espoir pour les kms qui suivent…d’autant que Jérémie Laby, le futur vainqueur, est arrêté au pied d’une petite côte pour satisfaire à un besoin naturel.
Coup de chance, il repart au moment où je passe, revient à ma hauteur et m’encourage. Je me colle dans sa roue…
C’est dingue comme on peut revenir vite sur un groupe quand on est dans une roue comme celle-là !!!
Coup de bol certes, mais je suis toujours là !

Idem dans le col du Grand Taillet (3.5km)…que je passe avec une quinzaine de secondes de retard sur ce groupe, qui, au passage, ne compte plus que 15 unités.
Je reviens encore !
Par contre, la côte de La Vernaz (4km) arrive tout de suite, et je n’ai pas du tout le temps de récupérer… Cette fois j’abdique dès le premier km. Je suis provisoirement 16è.
Je ne craque toutefois pas, et monte ensuite le col de Jambaz (10km peu raides) seul en me demandant comment gérer la longue partie qui doit me conduire à Samoens, au pied de Jouplane (12km…à plus de 8% de moyenne). Une chose est sûre, les 2 orages subis pendant cette montée de Jambaz me rafraichissent les idées!

Un groupe de 5 concurrents me rattrape en fin de descente…ce qui me permet d’arriver à Samoens sans laisser trop de plumes en route.
Chacun va monter à son rythme, le mien plus lent que les autres au début (mais 13km/h me sont toutefois suffisant pour confirmer les sensations ressenties depuis le départ et me donner confiance pour la Marmotte et le Tour du Mont-Blanc !)
L’un des 5 ne m’a pris que 100m, que je vais mettre 8km à combler. Puis les 2 derniers km pour lui prendre 50m et reprendre 2 autres concurrents…18è au sommet, 19è à l’arrivée au bas de la descente, car ces 50m ne sont pas suffisants pour que je résiste à quelqu’un qui « fait » la descente, et il n’est pas question que je prenne des risques pour si peu !

Sensations du jour confirmées par les chiffres, je termine en 5h19, seulement 17 minutes après le vainqueur et 11 minutes arès le 7è, Pierre Chevalier, une véritable légende du cyclosport.

Histoire de rajouter un peu de dénivelée, je remonte Jouplane dans l’autre sens, jusqu’à croiser Vincent, qui termine dans le bon temps de 6h10 et en relativement bon état de fraicheur…donc également satisfait de sa journée.
Pour la petite anecdote il trouvera cependant le moyen d’aller goûter les fraises dans le fossé à 2 km de l’arrivée !
Déconcentration coupable de fin de course !
Quelques petites égratignures, le vélo n’a rien (mon vélo !!!)…
« J’ai été surpris par l’efficacité du freinage » !!
C’est vrai qu’au bout de 143km et 3300m de D-, il y a de quoi être encore surpris
;-)))

Nicolas

vendredi 3 juin 2011

Compte-rendu des "3 cols"

"Les 3 Cols", dans le joli cadre des Monts du Lyonnais.
150km, 2700m D+

C'est ma première cyclosportive depuis la naissance d'Ariane...Autant dire que j'y vais surtout pour accumuler des km en course, car les nuits sont quelque peu raccourcies depuis le 19 Mai ;-))
Même si j'ai pu continuer à m'entrainer, je me sens moins "frais" !
Je n'ai donc pas non plus pris de chambre d'hôtel afin de m'absenter de la maison le moins longtemps possible. Le réveil sera donc d'autant plus matinal, et j'aurai 2h de voiture dans les pattes avant de monter sur le vélo...

Je suis, comme c'était prévisible, complètement à la rue dans les 15 premiers km vallonnés. Aucune énergie, je rame pour rester au contact avec le gros du peloton.

Très vite se profile le premier col du jour (7km). Les premiers montent à un rythme d'enfer et se détachent rapidement. C'est logique, le niveau est particulièrement relevé cette année, j'avais remarqué un certain nombre de cadors avec lesquels je ne peux de toute façon pas rivaliser !
La bonne surprise, c'est que derrière, j'ai retrouvé mes jambes !

Je me retrouve ainsi dans un groupe d'une vingtaine d'unités.
A court de compétition, je m'accroche dans les côtes successives pour tenir le rythme, mais mon entrainement des semaines passées a apparemment été efficace car il a renforcé ma résistance et mon endurance, ce qui fait qu'au fil des kms, je suis de plus en plus à l'aise. Pas assez pour tenter quelquechose, mais finalement je suis peut-être un des moins éprouvés dans les derniers km.

Incroyable, sur une cyclosportive comme celle-là, qui n'arrête pas de monter et descendre, nous sommes encore un groupe d'une quinzaine à l'arrivée !
Une fois n'est pas coutume, je vais faire le sprint...je ne maîtrise pas du tout ce type d'exercice, mais connaissant l'arrivée, j'ai vite fait d'élaborer ma "stratégie" :
2 km de l'arrivée, une dernière petite côte, la route est large, notre groupe compact, je me cale en dernière position.
Il y a quelques escarmouches, mais tout le monde est fatigué, le vent est défavorable et on est un peu loin de la ligne ! J'attends mon heure.
300m. Le dernier rond-point arrive, qui va étirer le groupe et condamner les plus mal placés. Après, la route est plus étroite, ce qui limitera également les remontées.
C'est maintenant ou jamais : je démarre et passe le rond-point en tête.
Par contre, maintenant que j'ai lancé le sprint, il faut aller au bout, et tenir les 250 derniers mètres.
Je m'arqueboute sur le vélo, ça brûle partout !!
En regardant le sol par dessous mes jambes, je vois les roues avant des concurrents qui ont déboité !
J'essaie d'en rajouter une couche mais je n'y arrive pas. Eux non plus, ils sont maintenant dans le vent et personne ne parvient à me déborder !!
Malheureusement, mon inexpérience du sprint va jouer : à 50m de la ligne, je me rasseois sur la selle, pensant par ce biais donner un petit élan au vélo et prendre le mètre d'avance suffisant.
Il n'en est rien, et de plus, une fois assis je plafonne. Trop tard pour me remettre en danseuse.
2 concurrents me passent d'une roue. Je m'en sors bien !

Au final, je suis 15è et très content de moi :
Le niveau était beaucoup plus relevé que les années précédentes et que sur beaucoup de cyclosportives.
Les 10 premiers cadors étaient intouchables pour moi (ils arrivent d'ailleurs au sprint !!!)
2 coureurs intercalés
Je suis 3è du sprint de mon groupe, qui comprend des coureurs habitués à me devancer de quelques minutes habituellement (Debar, Sauzet, Hupel, Richard), et même des coureurs candidats à la victoire comme le grand J-C Martin !!
Et je précède de quelques minutes des coureurs avec qui j'arrive habituellement, ou qui me battent même souvent (D'Oliveira, Debize, Briand, Béraud, Lancelot) !

Nicolas

samedi 30 avril 2011

Compte-rendu des 1000 bosses

Les 1000 Bosses (Monts du Lyonnais)
135km, 2700m D+, 3h57 (34.1 km/h)

Me voici au départ d’une des cyclosportives les plus relevées de France.
Contrairement à La Marmotte, il n’y a pas de coureurs étrangers, mais le plateau français est incroyable, ce qui en fait un véritable championnat de France des cyclosportives.

Dans ce contexte, je ne me fais guère d’illusions, d’autant que la course est relativement courte, et fait donc appel à des capacités de rythme aquises lors des compétitions de fédérations FFC ou Ufolep auxquelles je ne participe pas, plutôt qu’à des facultés d’endurance et de gestion de l’effort.
Mais je suis plutôt en forme, alors j’arriverai peut-être à compenser un peu…
Et comme le parcours est très beau, de toute façon je ne suis pas venu pour rien.

Le scénario est assez simple :
Dès le premier col, un groupe composé des principaux favoris se détache.
Je suis lâché de peu par un 2è groupe d’une quarantaine de coureurs, auquel je parviens à recoller. Je ne suis pourtant pas dans un mauvais jour, mais le rythme, comme prévu, est très élevé et je suis comme bridé.
Je vais ainsi m’accrocher pendant 80km et finir par être définitivement décramponné par 25 coureurs environ.
C’est l’inconvénient des entrainements en solitaire : mentalement je suis plutôt teigneux …mais bridé.

Nous finirons la course à 3, sans beaucoup faiblir, avec une moyenne générale de plus de 34km/h, ce qui confirme mon bon état de forme du point de vue de l’endurance et de la résistance. Je suis donc 57è, sur 2000 participants quand même.
Au vu du classement, je suis scotché : des 30 premiers, il n’y en a que 2 que je me souviens avoir déjà battus !!!
Bilan prometteur en vue de cyclosportives plus longues...

Nicolas

lundi 4 avril 2011

La Bisou

La Bisou
3 Avril 2011 – 135km
3h48 (35.3km/h)

La préparation hivernale pour le trail de Vulcain, quoique entâchée par ce pépin au genou, m’a conduit à ne pas « couper » cet hiver.
Conclusion, je ne suis certes pas au top de ma forme, mais je ne crois pas avoir déjà été autant en forme pour un début Avril.
Je suis donc physiquement préparé au mieux, mais cette cyclosportive relativement peu sélective reste un peu « pile ou face » pour moi en raison notamment du placement en début de course et de ma faculté à rester aux avant-postes quand ça « frotte »…

Le départ étant prévu à 9h, je me présente comme toujours 1h avant au retrait des dossards.
J’ai eu le temps de voir qu’une cinquantaine de coureurs est déjà présente sur la ligne de départ… Le temps de faire un peu la queue devant la table d’enregistrement et de ressortir, ce nombre a sensiblement augmenté : Je n’ai jamais vu ça, d’habitude il n’y a personne 1h avant !!
Il me reste encore à me changer et déjà je suis inquiet : je n’ai pas vu de sas pour les dossards prioritaires, donc mon n°183 (<200) risque de ne servir à rien. Le temps que je me présente au départ, je vais me retrouver englué en plein milieu de la masse.
Lorsque je reviens, prêt, la situation est la pire : sur les 800 participants, je suis au-moins 700è !

Un exploit à cette course, possible pour moi à la condition sine qua non qu’une synergie miraculeuse s’opère entre une grande forme, pas mal de réussite et un peu de chance, m’est donc dorénavant interdit : je vais dépenser tellement d’énergie pour revenir devant qu’il m’en manquera de toute façon ensuite pour oser espérer jouer dans la cour des grands.
Je suis même pessimiste quant à mes chances de revoir un jour la tête du peloton, avant le repas d'après-course en tout cas !

Le départ est donné. Je commence à remonter…
Un passage avec une bonne visibilité me donne un aperçu désespérant de la longue, très longue file de cycliste au sein de laquelle je voudrais bien me frayer un chemin.
Pour couronner le tout, dans les premiers km, la chute de plusieurs coureurs devant moi me contraint même à m’arrêter… J’enrage et je compte les secondes qui me paraissent interminables.
Et je remonte encore, au prix d’écarts, de ralentissements et de sprints peu économes en énergie.

Je n’abdique pas et gravis à seuil+5 (182-183bpm) le premier col.
La file ininterrompue commence à se morceler en gros groupes étirés.
Au sommet je recolle à un groupe que je crois bêtement être le premier peloton… raté, ce n’est que le deuxième.

Je gravis le 2è col au même train, rattrape les lâchés du premier peloton et passe le sommet une trentaine de secondes derrière la queue de ce peloton de tête.
J’ai encore un peu d’espoir, mais seul sur le plat face au vent je ne pourrai pas recoller.
Heureusement, les cieux me viennent en aide, car quelques concurrents que j’ai rattrapés me viennent en aide dans la descente puis sur le plat, et ô miracle, je recolle avec eux au peloton de tête !!!
Nous sommes au km 52 !!!

Mais j’ai tout manqué de l’attaque d’un petit groupe de 6 coureurs qui s’est détaché dans la 2è difficulté.
Renseignements pris auprès de quelques connaissances comme Martial Babytcheff et felissimo De Oliveira, ce groupe est composé de sacrés cadors, et au vu d'autres cadors comme Jean Luc Chavanon qui restent avec moi, je me dis que j’avais de toute façon toutes les chances de ne pas pouvoir intégrer cette échappée.

Reste à me maintenir dans ce groupe de 50 coureurs !
Je subis alors dans la 3è difficulté le contre-coup des efforts consentis jusque là, et c’est l’occasion pour moi de tester mon mental ;-)
Je squatte le fond du groupe, suis à la limite de la rupture, perds quelques mètres, mais trouve plusieurs fois les ressources pour passer des concurrents qui lâchent prise et recoller in extrémis. La bascule au sommet sonne pour moi comme une bénédiction, je suis toujours là !

Ce moment délicat passé, je vais ensuite me refaire une santé dans les côtes suivantes, arrivant même à me placer dans les premiers au sommet du dernier raidard.
Les 20 derniers kms, une fois n'est pas coutume vent de dos, sont avalés à une vitesse moyenne proche de 45km/h. Je suis assez à l’aise et nous arrivons groupés (35 coureurs environ) pour la 7è place. Je ne sprinte pas.
Je dois être environ 18-20è, classé 35è par le biais des incertitudes des arrivées en groupe... peu importe.

Résultat inespéré, je suis très satisfait de ma condition et de ma résistance !

Rendez-vous aux 1000 bosses le 24 Avril !

Nicolas